La permaculture, un concept plein de bon sens

La permaculture, un concept plein de bon sens

Coucou les p’tits loups,

J’espère que vous allez bien. Pour le moment, je vous ai pas mal parlé de cosmétiques et de gestes écologiques, j’ai aujourd’hui envie de vous parler de quelque chose qui me tient à coeur. Depuis mon emménagement à la campagne, je baigne dans l’univers de la permaculture grâce à mon cher et tendre qui est, on peut le dire, à fond dedans ^^.

 

permaculture-jardin
Un jardin en permaculture

 

 

Qu’est-ce que la permaculture?

 

La permaculture a vu le jour dans les années 1970. Il s’agit d’un principe qui veut une agriculture permanente. Permanente dans le sens durable et écologique. Deux points très appréciés et recherchés actuellement par bon nombre de français.

Selon Wikipedia, « La permaculture est une méthode systémique et holistique de conception d’habitats humains et de systèmes agricoles inspirée de l’écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition ».

Le petit Robert, quant à lui, la définit comme telle: « la permaculture est un mode d’aménagement écologique du territoire, visant à concevoir des systèmes stables et autosuffisants ».

 

La permaculture est un concept qui va bien au-delà du domaine du jardinage, c’est en réalité une véritable philosophie de vie qui repose sur trois piliers:

– prendre soin des hommes
– prendre soin de la terre
– produire et partager équitablement les ressources.

 

L’un de ses buts est de rendre la terre indéfiniment fertile en prenant en considération la biodiversité des écosystèmes. La permaculture n’est pas une entité à part entière mais plutôt un ensemble de techniques, pratiques et comportements en symbiose avec la Vie et ayant pour but une production agricole durable. Un de ses principes fondamentaux est l’économie d’énergie (carburant, travail mécanique) ainsi que le partage des surplus.

Voici la célèbre « fleur de la permaculture »:

 

fleur-permaculture
Crédit photo : http://www.nbcorp.be/

 

La permaculture s’inspire des écosystèmes naturels et créée un écosystème qui établit des interactions favorables à la nature, aux plantes, aux animaux et permettant à chacun de vivre en harmonie. En respectant et en connectant toute la biodiversité, la permaculture forme des associations productives, résilientes et autonomes. L’homme n’ajoute pas de produit chimique, il donne juste un petit coup de pouce pour favoriser la bonne entente de tout le monde (par exemple en plaçant les plantes « compagnes » les unes à côté des autres).

 

 

 

En fait ce n’est que du bon sens ! Ces principes connus de tous depuis la nuit des temps ont été oubliés des siècles et de la croissance des grandes surfaces et des multinationales. Au lieu d’écouter la nature, il était bien plus facile de chercher à la dompter à coup de produit chimique. Ces principes ont été remis au goût du jour par David Holmgrem et Bill Mollison à la fin des années 70.

 

Cultiver ses légumes sans produit chimique ce n’est pas une utopie! Non seulement c’est possible, mais en plus, cela permet à notre chère terre de fournir plus et mieux. Tout cela n’est réalisable qu’en écoutant la terre et ses besoins. C’est pourquoi la permaculteur se doit d’être patient et à l’écoute de son microsystème biologique.
 

Quelques exemples concrets

 

Réincorporer ses déchets organiques dans le jardin afin de restituer à la nature ce qu’elle nous a donné sous forme de récolte.

Mieux gérer son eau en récupérant l’eau de pluie et en paillant le sol afin de limiter l’évaporation.

Concevoir un bassin afin de créer un microclimat (ou bioclimat) favorable à la vie environnante et permettant de réverbérer la lumière du soleil de façon profitable pour les plantations.

Préférer recycler, troquer ou bricoler plutôt qu’acheter. Si achat, réfléchir à l’impact écologique et humain de la production de l’objet acheté.

Ne jamais laisser le sol à nu en paillant car dans la nature un sol nu n’existe pas (sauf exceptions) et cela permet d’éviter la corvée du désherbage, tout en réduisant celle de l’arrosage.

Avoir des poules et faire son propre poulailler pour que les fientes nourrissent la terre et que la chaleur des poules réchauffent l’air alentour (si serre ou grange). Il est aussi bien plus agréable d’aller chercher ses oeufs dans le jardin plutôt qu’en supermarché.

Partager ses ressources (son jardin, ses récoltes) et ses connaissances.

 

 

 

Liens utiles si vous souhaitez approfondir:

 

Sites:

 

www.permaculteurs.com

http://jardinpermaculture.com

www.permaculture.fr

Ouvrages:

 

– « La permaculture de Sepp Holzer : Guide pratique pour jardins et productions agricoles diversifiées« , écrit par Sepp Holzer, Mars 2011, éditions Imagine Un Colibri.

– « La permaculture de 1978 à nos jours« , écrit par Christophe Gatineau, Mai 2015, éditions du sable fin.

 

 

 

J’espère que cet article vous aura donné envie de vous intéresser de plus près à la permaculture et pourquoi pas de cultiver votre jardin, sur votre balcon et encore dans votre appartement.

 

A très vite et continuez de prendre soin de vous et des autres 🙂

 

Fanny

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *